Découvrez ci-dessous quelques extraits d’articles qui traitent d’alternatives pédagogiques intéressantes pendant la période, nous vous invitons à cliquer sur les sources pour lire l’intégralité des articles.

Bonnes lectures !

 

 

Les CRAP- Cahiers Pédagogiques proposent chaque semaine des articles écrits par des enseignants, qui traitent de différentes problématiques rencontrées par les profs en cette période compliquée.

Rendez-vous sur cette page : L’école à l’heure du Covid-19

Articles sur l’évolution de la pratique en période de confinement :

1) « Les conseils communiqués aux enseignants : être attentif à l’équité, encourager et accompagner, expliciter, développer l’autoévaluation, s’adapter. Les notes ne sont pas significatives : privilégier une évaluation sur la communication écrite, orale, la qualité du raisonnement, la capacité à organiser son travail. Les conditions de travail à distance permettent l’entraide, le travail collectif (visio, audio); il est important de demander l’avis aux élèves (autoévaluation) sur leur maitrise des notions et démarches, de mettre en place des listes de vérification (rassure et apprend à s’organiser), d’inciter le tutorat entre élèves et l’entraide à distance. »

Source : https://pedagogie.ac-rennes.fr/spip.php?article3119

2) « La mise en œuvre de la continuité pédagogique exige une prise de distance et une capacité de discernement décuplées par rapport à ce que font les enseignants en temps ordinaire et normal. Dans une classe par exemple, les professeurs observent leurs élèves, savent quand ils doivent intervenir auprès de celle-là ou de celui-ci. Dans cette période, l’observation n’est pas possible ou alors bien différente. Alors, la mesure doit être la norme. La majorité des témoignages reproduits montrent que la tendance est à l’excès. Serait-il possible que :

  • Les enseignants de différentes matières coordonnent leurs demandes aux élèves ;
  • Les chefs d’établissements, CPE renseignent les enseignants sur les familles les plus en difficulté ;
  • Les corps d’inspection proposent leur accompagnement aux enseignants :
  • Travailler en lien étroit avec les Fédérations de parents d’élèves, associations d’educ pour diversifier les activités à distance« 

Source : http://www.cahiers-pedagogiques.com/Tout-tenter-pour-leur-faire-du-bien

3) Exemple de nouvelle pratique : « une enseignante de lettres-histoire en lycée professionnel propose à ses élèves d’écrire un « Journal d’un confinement ». Leur proposer des ressources numériques, cours après cours, à distance, ne me suffisait pas. Il me fallait les aider à s’exprimer, à ressentir, à écrire, à réfléchir, à s’interroger ; longuement, profondément, individuellement. Et être là pour eux. C’est ensemble que nous vivons une période tristement historique. Écrire notre Histoire par nos petites histoires. Ensemble. Loin les uns des autres mais unis autour d’un même projet, ancré dans le réel. Une manière de recréer notre classe, cet orchestre dans lequel chacun s’efforce de jouer au mieux sa partition pour créer du beau, dans lequel chacun est indispensable par sa sensibilité propre. Alors, la tenue d’un Journal de confinement est apparue comme une évidence. » […] « Nous le savons bien, un cours est motivant quand l’enseignant le vit, le transmet avec toute sa foi. Nos élèves en grande difficulté finissent par se réconcilier avec l’école parce que nous réussissons à leur faire croire en eux, à les encourager et sans doute parce qu’ils nous apprécient. Nous transmettons des savoirs, des compétences mais aussi des valeurs. »

Source : http://www.cahiers-pedagogiques.com/Journal-d-un-confinement

Articles sur l’après confinement :

1) « Trois perspectives sont à retirer :

– Pour les élèves le premier bonheur de la fin du confinement, ce seront les retrouvailles amicales, comme lors des rentrées de septembre. Il faudra évidemment le prendre en compte pour favoriser les échanges et laisser des temps de respiration appropriés à cette situation. La qualité de l’accueil doit être pensée.

–  Ensuite, le travail de partage sur les expériences vécues avec la délicatesse qui s’impose (il ne s’agit pas d’obliger les élèves à en parler) pour permettre l’expression d’une pensée qui favorise l’émancipation vis-à-vis du vécu c’est-à-dire notamment qui favorise la construction de catégorisations de ce qui a été vécu pour pouvoir le penser. Un travail réflexif sur le confinement, ses causes et ses conditions me semble incontournable. On pourrait par exemple partir de la fin de l’école primaire à la fin du lycée d’un travail d’écriture argumentée en groupe sur des thèmes à définir. Puis permettre une confrontation des points de vue. Une occasion d’établir une histoire de ce qui a été vécu au cours de cette épidémie. C’est un travail citoyen qui doit permettre de construire des savoirs en prenant des distances vis-à-vis de thèses complotistes notamment.

– La troisième perspective professionnelle consiste à bien penser que les élèves ayant pu vivre des choses difficiles, et des choses très différenciées par les situations sociales, il faut construire la compréhension de cette diversité de situations pour agir à propos vis-à-vis de chacun. Percevoir ce que les élèves ont vécu sans ostentation pour être à même de réagir de manière différenciée en évitant des gaffes qui pourraient être destructrices de la relation et ensuite de la perspective de reprise des apprentissages.  A tout le moins, agir avec prudence et modération vis-à-vis de chacun quand on n’a pas d’information. »

Source :http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/04/10042020Article637221018816080339.aspx

2) Personnaliser l’apprentissage différent d’individualiser l’apprentissage : personnalisation possible avec le numérique : « Personnaliser c’est permettre à chaque personne de faire son chemin dans les apprentissages. Individualiser c’est apporter à chaque individu un parcours différent selon ses caractéristiques d’apprenant. Pour personnaliser un enseignement, il faut une interaction entre l’enseignant et les apprenants (et pas forcément un seul). Avec la situation d’enseignement à distance, les enseignants découvrent plus largement que les parcours dans les apprentissages ne se révèlent pas de la même manière que dans la classe. De nombreux échanges, quand les élèves le peuvent ou le veulent, entre eux et avec leurs enseignants sont porteur de cette possibilité de personnalisation. La compétence principale d’un enseignant, adapter ses propositions aux élèves, est ici renforcée, pour peu qu’il soit à leur écoute. Avec la mise à distance l’écoute est différente et les traces fournies particulièrement intéressantes. Dans nos travaux précédents sur l’enseignement à distance en lycée, avec les enseignants nous avons repéré l’intérêt de ces retours personnels parfois de groupe (les élèves rapportent leurs échanges et leurs interrogations) sous la forme écrite. Le fait de recevoir un écrit n’est pas de même nature que lorsqu’un élève pose une question en classe. D’ailleurs en classe l’effet groupe est parfois étouffant, réduisant les interactions à de simples rituels…

Les moyens numériques apportent cette possibilité nouvelle que la classe traditionnelle ne permet pas ou difficilement. Ainsi on peut espérer qu’une réflexion plus large sur la personnalisation dans l’enseignement se développe après la crise actuelle. On peut espérer qu’elle prendra la place des travaux sur l’individualisation qui sont souvent marqués par un fond idéologique libéral de concurrence entre élèves. Personnaliser les apprentissages peut s’appuyer sur le numérique et en particulier sur l’hybridation qu’il permet : associer synchrone et asynchrone, pourquoi pas ? »

Sourcehttp://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/04/10042020Article637221018246529273.aspx

3) « La crise sanitaire apprend aussi des choses. « J’ai réalisé le poids des notes chez les élèves. Pour eux c’est compliqué de travailler sans avoir recours à une évaluation ». Mais la principale découverte c’est celle des parents et des émotions.  » Ce qui a changé c’est que ça m’a rapproché des familles. La petite formule qu’on met en bas de message « prenez soin de vous » a pris tout son sens. Je suis devenu plus attentionné au bien être des élèves. On devrait avoir ce positionnement toute l’année. Et je crois que c’est ce qui restera de ce confinement. On sera plus attentif à la situation personnelle de l’élève, à ses émotions ». Déjà s’amorce un travail avec les collègues de français et d’arts plastiques pour que les élèves puissent exprimer leurs sentiments. C’était déjà son idée dans le travail sur Rome. C’est aussi la créativité qui guérira les plaies de cette période difficile. »

Source :http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/04/10042020Article637221018346532280.aspx

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